Education positive

Journée de la Non-Violence Educative du 30 avril

avril 29, 2017

C’est une journée qui fait la promotion de solutions pour nous aider à élever nos enfants, sans claque ni fessée, sans chantage, sans menaces et sans punition. Alors c’est l’occasion d’aller à la rencontre des associations et professionnels autour de nous qui nous proposent des outils pratiques à utiliser au quotidien !

Catherine Dumonteil-Kremer / auteure, conférencière, formatrice, conceptrice des stages parentaux : « Vivre en famille »/ a créé cette journée et depuis 2004 des rencontres sont organisées dans toute la France.
Cette journée prend tout son sens car le Conseil constitutionnel a censuré en janvier dernier le fameux article sur les violences corporelles de la loi Égalité et citoyenneté (qui avait été votée définitivement au Parlement le 22 décembre 2016) qui avait complété la définition de l’autorité parentale dans le Code civil, en excluant «tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles».
Beaucoup de parents se sont sentis démunis face à cette loi qui voulait s’immiscer dans leur quotidien sans leur donner de solutions alternatives. La bonne nouvelle c’est que oui c’est possible d’utiliser des techniques bienveillantes qui vont nous aider nous parents à accompagner nos enfants du mieux que l’on peut. Les parents ne sont pas les seuls concernés, les grands-parents, les nounous, les enseignants… toutes les personnes qui évoluent avec des enfants !

C’est quoi la violence éducative ordinaire ?

Alors oui il y a les punitions corporelles qui sont pointées du doigt (gifles, fessées, tirer le bras, les oreilles ou les cheveux…) mais pas que ! Isolement, moquerie, jugement, manipulation, chantage…
Ces gestes sont souvent jugés anodins par les parents et tolérés par la société et pourtant ils ont des conséquences directes sur l’épanouissement des enfants : non une claque n’a jamais tué personne, mais blessé oui, et au plus profond de son être…
Quand l’adulte dépasse cette limite, il détériore par cet acte l’amour inconditionnel que lui porte l’enfant et la confiance qui lui a accordé.

Oui moi aussi avant de découvrir l’éducation positive, j’ai cru que c’était des pratiques “normales”. De génération en génération on nous transmet que l’enfant nous teste, qu’il y a un rapport de force entre parent et enfant et qu’il ne faut pas lâcher sinon il sera désobéissant, il fera des caprices…
Aujourd’hui je me rends compte que la première étape, c’est de déconstruire tout ce que l’on a appris car ces croyances sont fausses et les neurosciences nous le démontrent : l’enfant ne peut gérer ses émotions, et donc il ne fait pas des caprices (ce mot ne veut rien dire…) il a seulement un besoin à ce moment là que nous parent on ne comprend pas et donc cela se traduit par une crise de rage qui si on l’écoute de façon bienveillante (sans le punir) va se terminer souvent au bout d’un quart d’heure car l’enfant n’est physiologiquement pas capable de gérer ses émotions : quand il a un trop plein il va pleurer et crier pour montrer sa frustration et son désaccord. Alors si on lui crie dessus sans le laisser s’exprimer et sans l’écouter cela ne va pas l’aider à arriver à gérer ses émotions, on lui empêche de les vivre…

Des solutions pour aider les parents à bien communiquer avec leurs enfants.

Donc une fois que l’on est convaincu qu’il existe d’autres méthodes pour se faire respecter tout en prenant soin de cette relation si précieuse que l’on a avec notre enfant… Tout part de là. L’enfant a besoin de se sentir en sécurité pour grandir en harmonie, tant au niveau de son environnement que de la sécurité affective (célèbre théorie de l’attachement).
Après on a besoin d’être informé sur la façon dont il fonctionne, ses besoins physiologiques à chaque âge… Car oui si l’on sait que nous avons tous un réservoir affectif qui a besoin d’être rempli pour être apaisé, on comprend que de passer du temps à jouer avec son enfant, à le prendre dans le bras, lui faire des bisous… c’est indispensable pour le recharger et passer une bonne journée !

Le plus important pour moi a été de me rendre compte que le rôle de parent s’apprend et que j’ai besoin d’être soutenue et accompagnée car dans ma vie à cent à l’heure je suis pressée comme un citron et rongée par le stress. Et je vais être moins patiente devant une réaction de ma fille qui va alors me mettre en colère, et là je serai démunis et désemparée. Catherine Dumonteil-Kremer diffuse d’ailleurs ce livret “Sans fessée, comment faire” qui est un kit d’urgence pour les parents 🙂
Alors oui en fait c’est à nous parent de nous former et d’apprendre à gérer ses propres émotions avant d’essayer de gérer celles de notre enfant… Car l’enfant apprend par mimétisme et nous avons le devoir d’être exemplaire pour qu’il apprenne les bons comportements à avoir : écouter l’autre, faire preuve d’empathie, respecter son besoin et celui de l’autre…
Première chose à faire c’est être bienveillant envers soi-même en prenant soin de soi : méditation, yoga, jogging, soirée danse médecine, soirée entre filles… 🙂

Ensuite on peut s’approprier les outils que nous proposent des professionnels et des associations locales dans le Pays basque et dans les Landes, alors voici des pistes à explorer :

L’association “Pour une Education Bien-Veillante” créée par Marion Thiessard sur Anglet sèment les graines de la bienveillance  et fait découvrir les outils des intervenants locaux en organisant des ateliers, conférences, ciné-débat… Cette année elle grandit avec la création d’antennes sur Dax, Capbreton, Pau, Bordeaux…

Alors rendez-vous aujourd’hui dimanche 30 avril à Bayonne au quartier Saint-Esprit à l’association l’Arbre à Signes rue du Moulin, voici le programme :

 

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